La curiosité, ou quand Internet touche le fond…

 Publié par le 4 avril 2010 à 15 h 07 min  Ajouter des commentaires
Avr 042010
 

La semaine qui vient de s’écouler m’a été relativement riche en expériences nouvelles. Je n’ai pas (encore) ouvert les portes d’un club échangiste (aïe ! …), mais je me suis, entre autre, ouvert un compte sur un célèbre réseau social. Pourquoi ? Parce que « tout le monde » ou presque en a un, et qu’il y a quelques mois, mon « contrôle marital » avait censuré une proche qui souhaitait s’y essayer. Les nuits, les jours, et les mois portant conseils (ou pas), je me suis lancé. Verdict.

Mon nom, mon prénom, ma date de naissance et ma ville étant renseignés, on me propose déjà d’ajouter des amis à partir d’une liste donnée. Et le plus étrange, c’est que ce sont des personnes que je connais. J’ai suivi les rumeurs sur le respect aléatoire de la vie privée de ce type de réseau, mais là, c’est carrément suspect… Je sélectionne mes « amis », et c’est parti, la page principale, le « fil d’actualité », s’affiche.

Que dire ? D’un point de vue esthétique, tout d’abord, c’est moche. C’est triste, voire glauque. Il n’y a aucune convivialité, ça ne donne pas envie d’y rester. ( Ça me rappelle mon frère qui déprimait après un cours d’informatique sous Ubuntu et son triste thème marron… bref …). Sur le moment, j’ai envie de désactiver tout de suite mon compte, mais l’excitation du club échangiste de l’expérience me ramène à la « raison ».

J’ai de la chance, les personnes désignées comme mes amis acceptent de l’être ! Je peux ainsi suivre ce qu’ils font, ce qu’ils aiment, etc… C’est là qu’on touche le fond… Pour exemple concret, on peut y lire : Untel et Napoléon sont maintenant amis. Tant mieux pour eux. On peut alors cliquer sur Untel, ou sur Napoléon pour voir leur fil d’actualité, leur « Mur », dans le jargon du milieu. Et y trouve : Untel rentre à la maison. Ce qui signifie qu’ Untel a écrit qu’il rentrait à la maison. A la même minute, une troisième personne, Papa Noël commente la phrase précédente en écrivant : Bon retour. …

Examinons ce cas de figure… Untel va rentrer chez lui, ça, on l’a compris. Et tous ses amis aussi. S’il avait envoyé un mail à tout ses contacts proches, le résultat aurait été (presque) le même. Et tout le monde aurait dit « tant mieux pour lui, mais on s’en fout un peu »… Certes, ici, on est tous « délibérément » sur ce réseau, d’où le « presque » précédent. Revenons à l’examen. Il rentre chez lui, ce qui signifie que dans 1 heure, ce message sera périmé, puisqu’il sera arrivé. Pour en tirer tout le bénéfice, il faut alors se connecter dans l’heure. Et ne sachant pas quand Untel postera son message, il faut, en définitive, y rester connecter en permanence. D’où la réponse expresse de Papa Noël. Ceci n’est qu’un exemple (merci Untel, qui te sera peut-être reconnu. Sans rancune j’espère, c’est pour l’expérience. En revanche, si cela te dérange, dit le moi, je modifierai l’article…) . On peut aussi savoir que Rafiki à trouvé le Hit Parade du jour de sa naissance et qu’il est plein de chansons pourries, etc… . Les exemples sont légions…

Qu’il est loin le temps où l’on recherchait sur Internet des recettes de cuisine pour le rôti du dimanche ou des informations sur François Mitterrand pour un exposé d’éducation Civique… Pour moi, ce genre de « réseau social » est en réalité un grand foutoir inutile qui, malgré l’aspect communautaire, ne fait que renforcer l’individualisme de chaque membre. En effet, de ce que j’ai pu voir, la majorité des personnes raconte sa vie, d’autres la commente, mais l’ensemble reste stérile, voire malsain…

Aujourd’hui, mon principal problème est qu’il ne se passe rien dans « mon mur ». Et pour cause, je n’y poste rien… Je vais faire un effort pour la semaine qui vient, et je reviendrai livrer mes impressions un peu plus tard.

Pour éviter à certains de se vexer, à d’autres de s’énerver et de m’insulter (ou pire ! …), je suis prêt à en discuter avec ceux qui sont sur ce réseau, et qui ont des arguments convaincants à m’apporter… Et à très bientôt sur ce réseau !

  5 commentaires à "La curiosité, ou quand Internet touche le fond…"

  1. Copain \o/

    J’ai encore jamais trouvé à quoi ça pouvait bien servir ce truc 😀
    Ah si, des fois, pour jouer au poker !

    PS : Si tu m’y vois pas… C’est normal 😀

  2. tu fais ce billet juste quand je m’inscris avec anne sur ce bidule… ah ben bravo :p

  3. Eh voilà. Désolé de lire ça… Mais il y a des fois où « faire comme les autres » ne rime à rien.

    A Gerland, pour les quarts de finale de la C1, on avait des petits drapeaux en plastique à côté de chaque siège. Et parfois, les écrans géants affichaient : « supporters Lyonnais, agitez vos drapeaux. » Et les 36999 supporters Lyonnais, tel un troupeau de moutons, agitaient leur drapeau, et moi, je restais seul à ne pas l’agiter.

    Montrer sa différence est enrichissant, ça peut te mettre en valeur quelques fois. Maverick, dans TOP GUN, fait bande à part, et le principe de faire cavalier seul est sa force.

    Tu es encore jeune. Et « il faut prendre des coups pour en donner ». Fais comme tu veux, mais monsieur Hoffmann a dit : « c’est galère de se désinscrire de Facebook »…

  4. Non, Delgado, que Nenni ! Tu n’as rien compris, relis bien le titre : la curiosité… C’est essayer pour juger. « Je n’aime pas les frites ». « Tu en as déjà gouté ? » « Non »…

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