La Rhune, à pied

La Rhune, à pied

Situé à 905 m d’altitude, La Rhune est le sommet d’un massif montagneux, à une dizaine de kilomètres de St Jean de Luz. Certains diront que c’est “du pipi de chat”, mais quand on sait que la mer est à 0 m, le dénivelé est tout de même assez conséquent.

La Rhune, c’est lui, celui qui fait son timide derrière les nuages :

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Il y a un train à crémaillère qui permet de rejoindre le sommet depuis le col de St Ignace (169 m). Julie et moi l’avions pris en 2006, lors de notre voyage de noce :

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Mais cette année, nous étions bien décidés à y monter à pied. Petit souci cependant : il y avait 1 Samuel à porter, 1 Nathanaël aussi, et accessoirement un sac à dos avec le pique-nique du midi, de l’eau, des changes, etc… Si Julie avait pris Nathanaël sur son ventre, j’aurais pris Samuel, mais il serait resté le sac. Si j’avais pris Nathanaël et le sac, Julie aurais dû prendre Samuel qui aurait été bien lourd pour une telle balade… Après avoir émis l’hypothèse qu’elle et les enfants prennent le train, nous avons décidé que je prendrais Nathanaël sur le ventre, Samuel sur le dos, et Julie, le sac. C’est moi l’homme, non ?

Nous sommes donc partis ainsi, chargés comme des mulets :

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Samuel voyageait incognito…

Les paysages se succèdent : d’abord la forêt, puis les buissons piquants, puis les alpages, avec des chevaux sauvages, les pottocks !

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A ce stade de la rando, on a déjà marché plus d’une heure, et on est beaucoup monté. Malgré les porte-bébés qui m’écrasent, je pense que le sommet n’est pas loin. D’autant qu’en continuant, voilà ce qu’on aperçoit :

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Mais c’est sans compter sur les entourloupes que se plaît à jouer la montagne… car en fait, voilà ce qui se cache derrière…

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… une descente et une nouvelle montée (raide). On commence à comprendre pourquoi il y a un train…

On profite de la pause suivante pour faire plaisir à mon dos, et faire plaisir à Nathanaël. Cela fait deux heures que nous marchons, et un panneau indique qu’il en reste (encore) une.

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Cette dernière heure est la plus terrible pour mon dos. Ce n’est plus un sentier mais une succession de rochers superposés et parfois glissants. Pour Julie aussi, l’effort est pénible.

Et c’est donc au bout de trois heures que nous arrivons au sommet, à la frontière entre la France et l’Espagne.

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Sur la première photo de ce billet, on voyait La Rhune depuis la mer.
Là, c’est la mer depuis La Rhune

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C’est l’heure d’un bon pique-nique, histoire d’alléger le sac à dos 🙂 et de contenter nos estomacs ! Le temps aussi pour Samuel de faire un petit “pipi culotte”…

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Après la pluie des premiers jours, le soleil est agréable,
trop même, puisqu’il va rapidement nous brûler 🙁

Nous entamons ensuite la descente. Une descente atroce, tant par la raideur de la pente que par le poids sur mon dos. Et toujours ces rochers glissants… Les trains, eux, continuent leurs ballets, en nous faisant bien comprendre qu’on aurait dû prendre place à bord.

 

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Nous demandons à Samuel de marcher, mais très vite,
il va faire une colère dont lui seul a le secret et ne va plus vouloir avancer.
Comme un âne, sauf que dans ces moments, il n’accepte aucune “carotte”

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A mi-descente je craque, je pars en crise de nerf et me jette dans le vide je donne Nathanaël à Julie. Nous arrivons enfin en bas, il fait 35° et nous n’avons qu’une envie : boire de l’Orangina et manger des glaces !

Julie redonne un peu d’essence à Nathanaël et la voiture nous ramène toute seule à la maison, après un passage à Carrefour pour les glaces et la boisson… 🙂

Mes douleurs dorsales s’atténuent enfin, au bout de quinze jours, mais nous avons déjà décidé… de ne plus y retourner à pied !

Pour conclure, quelques photos de la crémaillère :

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10 réactions au sujet de « La Rhune, à pied »

  1. Non pas fous, disons plutôt « trop optimistes ». Il y avait des dizaines de personnes qui monaient à pied. Mais sans bambins sur les épaules…

  2. Quand on a émis l’hypothèse que je prenne le train avec les enfants, JC m’a dit « En 1h et demi, je suis en haut ». Et puis on a comparé le dénivelé avec une rando qu’on avait fait en 2007, et là, on s’est dit que ça devait être faisable, mais on n’avait pas prévu de se faire embobiner par la montagne (de la montée hyper raide, puis de la montée moins raide, puis de la descente, puis du plat et re de la montée dans les rochers (le pire pour moi, les trentes derniers mètres)). Et puis pour ce qui est de la descente, on n’avait pas senti que c’était si raide que ça à la montée (forcément, on avait le nez dedans 😉 ), donc on s’est dit, c’est de la descente, ça ira. Mais plus on se rapprochait de la voiture, plus j’avais très très TRÈS mal au genou, et là, on s’est vraiment dit : PLUS JAMAIS A PIED !

    Autant vous dire que le soir, on était content d’aller dormir 😉

  3. Salut, tu me fais peur car moi j’ai prévu d’y monter la semaine prochaine. J’espère que ça ira 🙂

  4. Oui, ça ira ! C’est juste qu’avec 2 enfants à porter, c’était lourd. Mais c’est tout à fait faisable. D’autant que les paysages sont magnifiques…

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